Un trio qui repérait ses victimes âgées aux caisses des supermarchés d'Ormesson-sur-Marne et de Pontault-Combault, avant de les suivre et de les détrousser, a été condamné à des peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement ferme, rapportait Le Parisien en avril 2025.
La vulnérabilité, circonstance aggravante
Le code pénal aggrave le vol lorsqu'il est commis au préjudice d'une personne dont la particulière vulnérabilité, due à l'âge, à la maladie, à une infirmité, est apparente ou connue de l'auteur. Le mode opératoire décrit ici, qui consiste précisément à sélectionner des victimes âgées au moment où elles manipulent argent ou carte bancaire, caractérise cette connaissance : le choix de la cible devient l'élément qui alourdit la peine.
Ruse, fausse qualité et violences
Ces affaires mêlent souvent plusieurs procédés : la distraction au moment du paiement, le vol de code composé sous les yeux du voleur, parfois la fausse qualité, se présenter comme agent ou employé pour approcher la victime. Lorsque la victime résiste et que les faits s'accompagnent de violences, même légères, la qualification s'aggrave encore.
Pour les victimes et leurs proches
Au-delà de la plainte, il faut agir vite sur le terrain bancaire (opposition, contestation des retraits) et documenter le préjudice, y compris psychologique : la peur de sortir ou de retourner faire ses courses est un dommage indemnisable. Les proches d'une personne âgée isolée peuvent l'assister dans ces démarches, et un avocat peut porter la constitution de partie civile à l'audience.
Source : Le Parisien, 11 avril 2025