L'affaire s'est produite un soir vers 19 h 30, boulevard de Valmy à Colombes (Hauts-de-Seine) : deux hommes masqués et gantés ont braqué une boutique de téléphonie, frappé l'employé à coups de crosse et emporté la caisse avant de fuir à pied. Une cliente enceinte de huit mois, choquée, a perdu les eaux et a été hospitalisée. Précision importante apportée ensuite par Valeurs actuelles : contrairement à ce qui avait d'abord été rapporté, elle n'a finalement pas accouché prématurément, et l'enfant se porte bien. Parmi le trio mis en cause figure un adolescent de 13 ans.
Ce que prévoit le code de la justice pénale des mineurs
Depuis la réforme entrée en vigueur en 2021, la règle est claire. En dessous de 13 ans, l'enfant est présumé incapable de discernement, donc pénalement irresponsable : seules des mesures éducatives ou une prise en charge civile sont possibles. À partir de 13 ans, la responsabilité pénale peut être retenue, mais avec deux garde-fous majeurs : la procédure se déroule devant des juridictions spécialisées (juge des enfants, tribunal pour enfants), à huis clos ; et l'excuse de minorité réduit de moitié la peine encourue, la détention restant l'ultime recours.
L'éducatif d'abord, sans priver les victimes de leurs droits
La philosophie du texte est constante : privilégier l'éducatif sur le répressif, parce que la récidive se combat mieux par l'encadrement que par l'enfermement d'un collégien. Elle n'empêche ni la fermeté (le placement en centre éducatif fermé existe), ni la réparation : les victimes conservent tous leurs droits, et les parents du mineur sont civilement responsables des dommages causés. L'employé blessé comme la cliente hospitalisée peuvent ainsi obtenir l'indemnisation de leurs préjudices, physiques et psychologiques.
Ces procédures, où se croisent chambre du conseil, éducateurs et experts, obéissent à des règles propres que les familles découvrent souvent dans l'urgence. Le cabinet assiste mineurs mis en cause et parents, comme les victimes, devant les juridictions pour enfants.
Sources : Le Parisien, 25 décembre 2025 · Valeurs actuelles