« Vous savez ce qui vous reste à faire » : c'est par ces mots, rapportés par Le Parisien en août 2025, que des malfaiteurs ont tenu en respect leurs victimes lors d'un home-jacking en Normandie qui a viré, selon le journal, à la torture.

L'échelle des qualifications

Un cambriolage commis dans un local d'habitation est un vol aggravé. Commis avec arme, il devient criminel. Commis en présence des occupants, avec violences, il peut s'accompagner de qualifications autonomes : séquestration, violences aggravées et, au sommet de l'échelle, actes de torture et de barbarie, un crime puni de quinze ans de réclusion, et davantage encore lorsqu'il accompagne un autre crime. Chaque degré change la juridiction compétente (cour d'assises), la peine encourue et la prescription.

Pourquoi la qualification se discute

La frontière entre violences aggravées et actes de barbarie tient à l'intensité des souffrances infligées et à la volonté de les infliger : c'est un débat central de l'instruction, où s'affrontent expertise médicale, récit des victimes et défense des mis en cause. Pour les victimes, la qualification n'est pas un détail technique : elle conditionne la reconnaissance de ce qu'elles ont vécu, et l'indemnisation devant la CIVI, la commission d'indemnisation des victimes d'infractions, qui permet d'être indemnisé même lorsque les auteurs sont insolvables.

Un accompagnement dans la durée

Ces dossiers criminels durent des années, de la plainte aux assises. Un accompagnement juridique et humain des victimes, constitution de partie civile, accès au dossier, préparation de l'audience, est essentiel pour traverser la procédure.

Source : Le Parisien, 2 août 2025