Une commerçante a comparu devant le tribunal de Meaux après la vente, notamment via TikTok, de gélules censées faire grossir, qui ont intoxiqué onze personnes, selon Le Parisien.

Vendre sur un réseau social n'exonère de rien

C'est le premier enseignement de ce dossier : une vente conclue par messagerie ou via un compte TikTok est une vente au sens du droit, avec toutes les obligations qui pèsent sur le vendeur professionnel, information du consommateur, conformité et sécurité du produit, traçabilité. L'écran ne crée aucune zone grise.

Les qualifications en jeu

Plusieurs terrains peuvent se cumuler dans ce type d'affaires : la tromperie sur les qualités substantielles du produit (code de la consommation), les pratiques commerciales trompeuses, et, lorsque la santé des acheteurs a été mise en péril, des qualifications pénales comme la mise en danger de la vie d'autrui ou les blessures involontaires. La vente de compléments non autorisés ou de médicaments hors circuit pharmaceutique peut en outre constituer un exercice illégal de la pharmacie.

Pour les victimes

Les personnes intoxiquées peuvent se constituer parties civiles pour obtenir l'indemnisation de leur préjudice corporel et moral. Un réflexe : conserver les échanges, les emballages et tout élément médical (certificats, analyses), qui feront la preuve du lien entre le produit et le dommage.

Acheteur lésé ou professionnel mis en cause, le cabinet intervient dans les contentieux de consommation et leurs volets pénaux.

Source : Le Parisien, 15 avril 2026