La cour d'assises a condamné à des peines de six à sept ans de réclusion les quatre hommes jugés pour la tentative de vol avec arme au domicile du skieur Alexis Pinturault et de son épouse, au bord du lac d'Annecy. Dans la nuit du 27 au 28 juillet 2023, le couple avait été réveillé par des individus masqués tentant d'entrer par la fenêtre de leur chambre, après avoir entravé leur chien avec de l'adhésif ; le skieur s'était interposé et était parvenu à désarmer l'un des intrus, qui avaient fini par fuir. Les condamnés se sont également vu interdire la détention d'arme pendant cinq ans.
Rien n'a été volé : pourquoi des peines si lourdes ?
Parce qu'en droit pénal, la tentative se punit comme l'infraction consommée (article 121-4 du code pénal), dès lors que deux conditions sont réunies : un commencement d'exécution, des actes tendant directement au crime, comme l'escalade nocturne d'une fenêtre, arme au poing, et l'absence de désistement volontaire : ici, la fuite a été provoquée par la résistance de la victime et l'alerte du voisinage, pas par un renoncement spontané. Le récit presque burlesque de la préparation, arme oubliée, voiture en panne, rapporté par Le Parisien, n'y change rien : la maladresse n'efface pas la tentative.
Le vol avec arme, un crime
Le vol commis avec une arme relève de la cour d'assises, avec des peines encourues de vingt ans de réclusion. Les peines prononcées tiennent compte des circonstances, la nuit, le domicile, la présence du couple, et du parcours de chacun des accusés.
Sources : L'Équipe · Le Parisien, 27 mai 2025